35-14 Souffle du Dieu vivant, l’Esprit créateur, str. 1-3, p. 487

 

Prédication

Elle souffle où elle veut, cette force créatrice de Dieu et elle emplit l’univers. Ce qui rend évident ce que nous avons entendu chez le prophète Esaïe :

« Ainsi parle l’Éternel: Le ciel est mon trône,

Et la terre mon marchepied.

Quelle maison pourriez-vous me bâtir,

Et quel lieu me donneriez-vous pour demeure ? »

Dieu fait de la terre son marchepied, nous sommes minuscules, notre vie un seul instant par rapport à l’éternité.

Mais nos lectures aujourd’hui ne parlent pas de l’immensité de Dieu pour nous faire peur. Bien au contraire, c’est pour nous apprendre à ne pas nous prendre pour Dieu. Ou du moins à ne pas toujours dire : « je gère, tout va bien, je contrôle tout ça, on n’a pas besoin de m’apprendre quoi que ce soit… ».

La bible dit et redit ceci : « Je suis Dieu ton créateur qui t’a fait sortir de l’esclavage, n’y retourne jamais. Fais-moi confiance, c’est moi qui gère. Je t’aime et je veux ton bonheur. »

On nomme ceci l’histoire du salut. C’est pratiquement le seul thème de la bible, mais il est raconté de plusieurs façons différentes pour nous donner la chance de comprendre.

Aujourd’hui je veux parler de la grâce. J’ai choisi des cantiques qui l’évoquent. Et j’ai bien envie de comprendre ce cadeau de Dieu : la grâce partout, tout le temps, sans cesse redonnée à nous.

Pour vivre dans la grâce il faut savoir la voir et l’accepter. Je crois que Jésus a inventé des cours de formation continue pour faire comprendre la grâce aux gens.

J’ai pensé à lui en me promenant au bord du lac l’autre jour. Je l’ai imaginé nous disant : « Regardez ces belles fleurs plantées au bord du lac, elles ne se fatiguent pas devant le métier à tisser et ne filent pas la laine, elles n’ont pas de machines à coudre, pourtant leurs costumes sont plus jolis qu’à la fête des vignerons.

Regardez donc les canards qui nagent dans le lac ou bien se sèchent au soleil, le bec sous leur aile. Ils ne se soucient de rien, sachant que leur mère ou père céleste les aime. »

Jésus était plein de compassion. Il a trop bien vu combien souffraient les gens, non seulement parce qu’ils étaient pauvres, parce qu’ils avaient faim, mais aussi parce qu’ils n’avaient aucun espoir de futur meilleur. Sauf peut-être celui que Jésus ferait disparaître les Romains pour devenir leur roi. Ce que Jésus n’avait pas l’intention de faire.

Mais il tenait à les rendre attentifs à la grâce de Dieu. A combien sont aimés les simples en esprit, celles et ceux qui cherchent la paix et la justice. Ainsi nous pouvons nous inscrire aux cours de Jésus et lui demander : comment puis-je faire partie des faiseurs de paix ? Comment, dans ma vie de tous les jours, simplement, dans ce que je fais de toute façon, puis-je faire avancer ton royaume ?

J’imagine qu’il nous propose de nous demander si déjà notre quotidien nous convient ? Si nous vivons la vie qu’il nous donne. Est-ce que Dieu est en train de nous montrer des pistes avec son souffle vivant, de quelque chose qui nous rendra plus heureux ? Ou est-ce que Dieu nous bénit et nous garde mais nous ne nous rendons jamais compte de la belle vie que nous menons sous ses ailes protectrices ?

Nous avons la grâce de vivre dans un pays où la paix a régné depuis bien longtemps. Nous ne sommes pas pauvres et nous cherchons les gens qui ont faim pour leur donner à manger. Le christianisme a vaincu en Europe et nous a donné bien des idées de justice, de respect, de tolérance et d’espoir.

Nous pouvons être contents de notre sort, parce que Dieu nous a comblés de dons. Ce temple est vraiment bien fait et Dieu est ici avec nous. Simplement Dieu ne se contente pas d’habiter les églises, chapelles, temples ou autres lieux de culte. Tout l’univers est son théâtre, sa scène plus grande que nous ne pourrions imaginer. Et son amour est tout entier pour toi, personnellement.

« Je suis l’éternel ton Dieu, veux-tu me choisir comme maître ? Voici l’alliance que je te propose : je vais t’aimer. Tu n’as rien à fournir, juste à me suivre. »

 Et, le chef de la nouvelle alliance entre l’humanité et Dieu est Jésus. Qui t’invite à sa table.

 

Vous vous rendez-compte, nous communions avec Jésus, qui règne sur le ciel et la terre, qui partage le pain et le vin avec nous qui fait de nous ses frères et sœurs et nous devenons alors aussi entre nous des frères sœurs.

 

Je repense aux fleurs et aux canards et à la joie que j’ai à les observer et je veux apprendre à juste être, être celle qui je suis, dans la grâce de Dieu. Je sais que l’histoire du salut n’est pas terminée, c’est une histoire que Dieu continue à vivre avec nous. Amen