Mercredi 24 janvier 2018

Pratiquer le bonheur. (Deutéronome 6,10-25)


Lire le texte

Ces versets me posent problème. Tout d’abord Dieu rappelle que son peuple prendra possession d’un pays déjà occupé. Ce texte légitime à l’avance la prise de possession du pays aux dépens de la population établie non israélite. Ensuite le texte rappelle la jalousie de Dieu et l’interdiction d’adorer les autres divinités, légitimant ainsi, dans la logique de l’époque, la séparation d’Israël d’avec les autres peuples. Ensuite, les menaces de malheur de la part de Dieu s’accordent mal avec l’idée d’un amour gratuit que Jésus nous a prêché. Qui est ce Dieu qui nous menace de la foudre si nous ne l’aimons pas? Qui est ce Dieu qui légitime les massacres que le peuple accomplira par la suite? La réponse ne peut que passer par l’approche évolutionniste de la foi en Dieu. Ce texte s’enracine dans la logique de l’époque dans laquelle il a été rédigé. Et il est imprudent et dangereux de l’interpréter tel quel aujourd’hui et de légitimer certaines théologies agressives et exclusivistes de notre époque. La signification profonde du texte nous porte en vérité vers le point final de la loi: «afin que nous soyons heureux». Jésus ne disait rien d’autre lorsqu’il affirmait que le sabbat est pour l’homme et non l’homme pour le sabbat. La pratique de la loi, accomplie dans une logique d’amour, débouche sur un bonheur vital pour nous et pour toute l’humanité.

Matteo Silvestrini

Prière: Père, conduis-nous vers un bonheur authentique, qui passe par l’amour des tous nos frères en humanités. Donne-nous de pratiquer toujours ce bonheur qui s’enracine en toi.  

Référence biblique : Deutéronome 6, 10 - 25

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