Jeudi 23 mai 2019

La fin d’un court règne (2 Samuel 18,1-18)


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Avec le temps qui lui a été gagné, David peut organiser une contre-offensive depuis la ville de Mahanaïm. Contrairement à Absalom, David ne mènera pas ses troupes au combat. A l’encontre des conventions guerrières, c’est un choix tactique qui s’impose vu la situation. De ce fait, il ne pourra s’assurer de la survie de son fils. Il fait donc cette demande, devant toute l’armée, que l’on épargne son fils. Cette demande est ambiguë, suspendue entre les intérêts personnels de David et les intérêts du peuple. Cette demande risque plus de prolonger le conflit que de l’arrêter. De surcroît, elle va à l’encontre de ce que Nathan avait annoncé à David (ch. 12,10) : les morts dans la famille de David seront violentes. Cela n’enlève rien au fait que la victoire lui est acquise. Pris dans un arbre, perdant sa mule (symbole de la royauté), Absalom va finalement être mis à mort – contre l’ordre de David. La décision de Joab est pragmatique : Absalom s’est lancé dans une voie sans issue et sa mort seule marquera la fin des combats et de la guerre – c’est indiqué par la sonnerie du cor et l’expression « chacun rentre chez soi » (v. 17). Mais cette action contrevient à l’ordre direct de David, comme le montre l’échange avec le soldat. Absalom mort, la tension n’est pour autant pas encore tombée. Est-ce que Joab aurait dû s’abstenir pour faire plaisir à son roi ?

Elio Jaillet

Prière: Seigneur, face au cours des événements, je demande ton aide et ton Esprit pour discerner les actions à accomplir, les décisions à prendre.  

Référence biblique : 2 Samuel 18, 1 - 18

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