Jeudi 19 septembre 2019

Heureux es-tu, toi qui l’as reconnu (Matthieu 16,13-20)


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La question que pose Jésus est encore actuelle dans notre société : que savons-nous de Jésus ? Les réponses des disciples sont assez convenues. Il faudra une révélation, une ouverture du ciel dans le cœur de Pierre pour entendre la confession que l’on sait. Jésus nomme béatitude cette confession : le bonheur de saisir, au-delà de notre seule capacité humaine, la réalité de cette venue du Christ parmi nous et en nous. La confession de Pierre dit le fondement de toute l’Eglise : une relation vivante et vivifiante avec le Christ. Mais le temps est de ne le dire à personne. Pas un secret honteux, mais peut-être ambigu : le Messie, Fils du Dieu vivant, est dans un moment si obscur de sa vie (même Pierre ne pourra l’admettre) que le silence est une nécessité impérieuse. Mais nous, aujourd’hui, nous sommes dans le temps de le dire à tous ! Confesser le Christ est un bonheur qui fait de nous des témoins, comme nous l’ordonneront les derniers mots de cet évangile (ch. 28,18-20). Et si nous confessons avec Pierre ce bonheur venu du Père qui est dans les cieux, notre mission demeure ici sur la terre ! De quoi nous rappeler notre autorité autant que notre fragilité. Nous ne sommes que vases d’argile, mais nous portons un trésor unique, et une lumière brille dans nos cœurs (voir 2 Co 4,6-7).

Eric Imseng

Prière: Jésus, en te confessant comme le Christ, le Fils du Dieu vivant, je me relie à tant de témoins qui m’ont précédé et je me réjouis avec toutes celles et ceux qui le reconnaissent aujourd’hui. Je n’oublie pas ton humilité qui t’a fait désirer devenir humain parmi nous, serviteur, ami, proche…  

Référence biblique : Matthieu 16, 13 - 20

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