Culte 16 décembre 2018 – 3e Avent – C. Peter – Paroisse de Morges-Echichens

Paroisse de Morges-Echichens
3e dimanche de l’Avent – 16 décembre 2018
Chapelle des Charpentiers et église de Colombier – pasteur Christophe Peter
Lectures
• Sophonie 3, 14-18a
• Luc 3, 7-20
• Galates 3, 19-29
Prédication (1e partie après lecture de Sophonie) et repentance
Joie retrouvée. Le peuple se réjouit et chante sa joie. De même Dieu rayonne de bonheur et
crie de joie.
Une telle joie prend place suite à temps sombres et troublés. Le peuple a failli sombrer dans
le malheur. Dieu n’en pouvait plus de colère destructrice face à l’infidélité de son peuple. Le
livre débute sur la perspective de la destruction de l’humanité. Tout finit bien : Le Seigneur,
ton Dieu, est au milieu de toi… son amour te donne une vie nouvelle.
Période troublée, le royaume de Juda et sa capitale Jérusalem sont menacés. Sophonie
critique ceux qui se détournent de Dieu et qui mettent leur confiance dans leur pouvoir et leur
argent.
Les autorités trahissent le peuple dont elles ont la charge, et trahissent le Seigneur lui-même.
Le peuple, lui, est coupable de suivre aveuglément ses dirigeants.
Sophonie s’en prend aussi aux nations voisine et qui ne respectent rien.
Sophonie appelle les humbles à se convertir et à revenir à Dieu, à son enseignement. Seule
voie d’espérance pour échapper à l’obscurité.
Nous prions
Seigneur, nous nous tournons vers toi.
Tu vois la souffrance de notre monde,
les déchirures liées à l’injustice,
les flambées de haine.
Seigneur,
Tu vois le désarroi, les peurs, les fuites…
Nous avons besoin de ta grâce, de ta lumière, de ta sagesse pour pouvoir avancer sur ton
chemin et nous réjouir avec toi comme l’annonce Sophonie: Le Seigneur, ton Dieu, est au
milieu de toi… son amour te donne une vie nouvelle.
Prédication (2e partie)
Paul se fonde sur la promesse faite à Abraham. Dieu reconnaît la foi d’Abraham et lui accorde
sa bénédiction, avec une promesse de bénédiction pour sa descendance.
Pour Paul, le descendant dont Dieu parlait est Jésus, le Messie. La loi de Moïse, la thora,
donnée après Abraham, ne peut annuler ou remplacer cette promesse. La loi aide les humains
à reconnaître ce qui les empêche de vivre comme Dieu le souhaite, à repérer les obstacles sur

le chemin vers Dieu, à contenir le mal. Mais la loi ne les aide pas à se débarrasser de ces
obstacles et à vaincre le mal. Seul Jésus le peut car lui seul a parfaitement observé la loi. Lui
seul ouvre un chemin de vie avec Dieu.
Paul parle de la loi, comme d’un surveillant. Dans l’antiquité cela correspond à l’esclave qui
conduit l’enfant vers le maître et qui veille sur son comportement. C’est transitoire, plus
besoin à l’âge adulte.
Paul ne rejette pas la loi, mais refuse qu’elle soit un but en soi.
La loi reste nécessaire quand nous ne parvenons pas à vivre pleinement dans la liberté
chrétienne. La loi est ainsi un cadre protecteur, un filet qui nous empêche de tomber et de
nous perdre.
La liberté chrétienne, c’est être enfant de Dieu en Jésus-Christ, revêtir le Christ. C’est ne plus
vivre en fonction d’une loi extérieure qui dit ce que nous devons faire, mais c’est poser sur le
monde et les autres le regard du Christ.
Ainsi, en Christ, nous avons une identité nouvelle qui transcende tout ce qui nous détermine
dans notre monde. Il n’y a plus ni Juif, ni Grec, ni esclave, ni homme libre, ni homme, ni femme.
Nous sommes tous un en Jésus-Christ. Et si vous appartenez au Christ, alors vous êtes la
descendance d’Abraham, héritiers selon la promesse.
Etre porté par la bénédiction reçue par Abraham, et permettre que cette bénédiction nous
traverse et poursuive son chemin. Ne pas accaparer cette bénédiction pour la garder rien que
pour soi.
Etre descendant d’Abraham, nous ne pouvons pas chercher à l’être par la force de nos actes,
non c’est à recevoir comme un cadeau offert par le Christ.
Etre descendant d’Abraham n’est pas un dû, mais c’est un cadeau. Ainsi Jean Baptiste s’en
prend avec vigueur verbale à ceux qui pensent qu’ils n’ont pas besoin de se remettre en
question, car ils seraient protégés automatiquement en se considérant comme descendants
d’Abraham. Ce n’est pas un héritage qui se transmet de manière automatique.
Revêtir le Christ pour faire nôtre le regard du Christ sur le monde et les autres est un exercice
quotidien. Ce n’est jamais acquis, dans le sens que nous ne serons jamais maître de ce regard.
C’est acquis par le Christ. Et cela nous est donné en cadeau dans la foi.
Ainsi, dans la foi, l’espace de la promesse de Dieu s’ouvre à nous, comme un chemin vers le
Royaume.
Et nous pouvons chanter la joie de Sophonie : Le Seigneur, ton Dieu, est au milieu de toi… son
amour te donne une vie nouvelle. Amen